Michel Le Quéré

Michel Le Quéré

Haïkus

 

 

 

 

 

Les articles de mon blog sont illustrés par des morceaux de musique. Je ne considère pas ces illustrations sonores comme secondaires. Mais vous pouvez très bien lire les infos de cet article sans musique.

C'est vous qui décidez.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Résultat de recherche d'images pour "photos de feuilles mortes"

 

Une feuille morte

dans sa robe tous les ors

le cosmos enfant

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le haïku choisi pour dire intense émotion, instantané du quotidien, concentré d'authenticité des choses communes de notre monde montrées

 

simplement, sans explication, telles quelles. C'est un ressenti suggéré, partagé. Le haïku est régi par des règles liées à la langue japonaise. En ce

 

jardin le haïku s'installe souvent sur une seule ligne verticale. Il est possible de le transposer, en notre langue, sur une unique ligne horizontale

 

mais cela supprime les pauses indispensables à la bonne compréhension du poème. Il est donc habituel, dans les langues étrangères aux

 

idéogrammes, d'écrire le haïku sur trois lignes. J'ai choisi 17 syllabes sur trois lignes. 5, 7, 5. Devoir se plier à la contrainte aiguise la créativité.

 

 

 

 

 Quelques haïkus extraits de mon recueil intitulé

 Dialogue dans le pas des saisons

 

 

 

       L'hiver de la vie

       au pinceau chargé de neige

       surlignant l'enfance

 

 

 

 

        Jardin le mot juste

pour dire tout le chagrin

de l'enfant sans père

 

 

 

 

 

Endormissement

je t'entends de l'au-delà

venir me chercher

 

 

 

 

 

        Le pas d'un cheval

sa musique sur la route

et je perds cent ans

 

 

 

 

Tremblement de terre

pas un regard des puissants

pour l'abri des pauvres

 

 

 

 

 

 

Lilas chantilly

je déguste le printemps

blanc de fleurs sucrées

 

 

 

 

 

Au profond de moi

explose un chagrin Champagne

la voix de mon père

 

 

 

 

 

Premiers papillons

je me sens heureux sauvé

pluie de petits frères

 

 

 

 

 

 

La fête des mères

je contiens ma joie de fils

il pleut sur ta tombe

 

 

 

 

 

        Le monde ouvrier

son courage en bleu massif

mes ruches lavandent

 

 

 

 

 

L'abeille au travail

affairée à me sauver

prendre de la graine

 

 

 

Tant de souvenirs

me déshabillent le cœur

tiens l'hiver est là

 

 

 

 

L'oiseau nostalgie

moi dans son nid mais aussi

Coucou le malheur

 

 

 

 

Le papillon cherche

et trouve toujours sa fleur

moi je t'ai perdue

 

 

 

 

Lever de soleil

symphonie de chants d'oiseaux

il pleut de la vie

 

 

 

 

Tonnerre éclairs foudre

l'orage le fait fourmi

l'homme et ses grands airs

 

 

 

 

Un papillon passe

il n'abîme pas le monde

j'ai du mal à suivre

 

 

 

 

 

Tendresse du soir

un troupeau paisible rentre

brebis ou remords ?

 

 

 

 

 

Une fourmi seule

sur la place d'un village

je pars laissant tout

 

 

 

 

La fleur cette gloire

proclamant la fin du noir

et du désespoir

 

 

 

Dans l'épouvantail

un enfant vieux de mille ans

tiens il me ressemble

 

 

Ma vie dans un livre

afin que tu me survives

tes pas dans la neige

 

 

 

Le bonheur jardine

en cherchant les papillons

où sont-ils passés ?

 

 

 

Entre ici Octobre

le ciel verse son chagrin

conte-moi le mien

 

 

 

Colère le vent

le jardin fait le gros dos

mort d'un pot de fleurs

 

 

 

        ...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



26/10/2016
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