Michel Le Quéré

Michel Le Quéré

Expo 2018 NATURELLEMENT

 

 

 

 

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 Le paysage visage de l'enfance, parfois, au détour d'un chagrin.

 

Je sentais bien que le grand-père voulait me rassurer, quil guettait du coin de lœil mon désarroi. Il avait arrêté la voiture en haut de la côte pour dire cest tout ce que je peux faire. Je nai pas de solution à ce que je devine être ton inquiétude. Jétais pétrifié par lespace, lodeur du drame qui se jouait là. On marrachait à Montbout pour me déposer dans le grand chagrin vert dune contrée pleine de mystère. Tous mes voyages depuis portent le sceau de cette terreur. Quand mon regard se noie au loin dans les confins dun paysage, elle ressort de son sommeil. Je me dis que ce là-bas est le repère des plus affreuses solitudes, quil respire à des années-lumière du moindre amour. Jentre alors en abandon, je ferme les yeux et jattends que le grand-père invite le cheval au pire, à la chute de mon premier trône denfance.

Du haut de cette côte de Valigny le regard peut plonger, cest le terme exact qui convient, dans la vallée du Cher, une plaine herbeuse encadrée par deux voies deau, le canal de Berry et la rivière du Cher. Le premier trace à nos pieds sa mélancolique rectitude pendant que la seconde au loin, comme une fouine, caresse, paresse, retourne sur ses pas, enlace, furète, samuse, sattarde encore ou bien se presse. Entre les deux rien dautre que des pâtures peuplées de placides charolaises. La frontière deau franchie, sur la rive droite du Cher donc, le regard se perd dans des empâtements verdâtres sans discipline ou au cœur de lignées darbres étouffantes. Il tente de suivre des bouchures, des départs de bois ou le serpent hésitant dune maigre route. La route. Le cordon. Le lien entre la ferme du grand-père et la maison du Vernet, qui se cache parfois et qui grimpe vers la ligne dhorizon dun autre futur, celui de La Tuilerie. Dans ce vert paysage embrassé du haut de la côte de Valigny se glissent aussi deux ou trois rougeurs peinant à émerger : les toits de bâtiments frileux bêtement éparpillés au lieu de se rassembler pour avoir moins froid. Comme une bête sauvage à lorée dune forêt je vais avoir à me lancer dans le découvert, à descendre du perchoir de mon aveuglante sérénité. Je suis sûr aujourdhui de navoir pu que parce que la main rassurante du grand-père.

Le pont sur le Cher est une toute petite récréation de Gustave Eiffel. Une jolie dentelle étroite et métallique posée sur un colosse de pierre pieds nus dans la rivière. Bien sûr il est impossible à deux voitures de se croiser sur son tablier. Lune passe, lautre avec civilité attend son tour. De lautre côté on hésite. A droite on part sur Meaulne, le gros bourg civilisé. A gauche, un chemin carrossable senfuit vers Urçay. En face on va grimper la côte du Vernet. Parce quau Vernet, on y est. Deux fermes sur la gauche et la troisième maison, celle-ci sur la droite, cest la bonne. Cest la maison du Vernet. En y pénétrant pour la première fois jai dû hurler mon désespoir et lui refuser le droit de prendre la place de celle de Montbout. Aujourdhui je rêve encore que je la restaure, que je laménage, que je larchitecture à la dimension du gouffre de sa perte. Cest tellement là que jaurais voulu finir mes jours.

 

 Extrait de La Maison du Vernet de Louis Le Calvez, Bouinotte Editions 2014

 

 

 

ESPACE MARIE BERTRAND

 

 

EXPO été 2018 ( 21 juin - 21 septembre )

NATURELLEMENT

Martine Chambon Peintures, Encres

Michel Le Quéré Sculptures

 

 

du 14 juillet au 15 août

OUVERT tous les jours de 15h à 19h

 

 

OUVERT sur RV en dehors de cette période

04 71 08 88 61 ou 06 28 20 64 23

 

ESPACE MARIE BERTRAND

Art Contemporain

Jardin de sculptures et Galerie

atelier michel le quéré sculpture

 

 

Place du Reinage

Arsac-en-Velay  Haute-Loire  Auvergne  FRANCE

 

 

 

 Martine Chambon

 

 encres NB juin 2016 (8).jpg

 

 Martine Chambon, encre, 2016

 

 

 

Paysages, empreintes et mouvements. 

       

 

 

 

Les paysages ici présentés par Martine Chambon à nos regards,

 

attirent, étonnent : petits ou grands événements de la nature

 

en mouvement, ils nous proposent une marche attentive

 

ou rêveuse à travers les innombrables changements de la matière et du sensible.

 

 

 

Tous les éléments sont invités, le minéral, le liquide,

 

le végétal, l'aérien, dans leur mobilité et leurs variations.

 

Y apparaît un monde de surrections, d'effondrements,

 

de coulées, de ruptures, d'étirements, de contractions.

 

 

 

Chacun des paysages donne à voir, presque à palper

 

des rythmes de couleurs et de formes, des soulèvements,

 

des envols. De larges étendues de bleu s'infiltrent dans

 

le surgissement de rocs venus des profondeurs et glissent

 

vers le noir de la terre. 

 

Tantôt, de puissantes vagues traversent le paysage

 

de toute leur énergie. Tantôt, une rivière semble sculpter

 

des rocs de basalte. Tantôt, des trouées surprenantes

 

de vert viennent couronner une montagne.

 

Tantôt, l'incandescence d'un rouge de feu monte comme un magma en fusion.

 

     

 

Les grands formats appellent une lecture presque cosmique

 

du tableau : tournoiements, tourbillons, rafales de vents puissants.

 

Les petits formats accusent les reliefs, incisent la chair du paysage

 

de vives empreintes, concentrent les petits drames des forces naturelles,

 

entre l'eau et le rocher, entre le minéral et le végétal. 

 

   

 

L'ensemble des œuvres est animé par une géologie poétique,

 

une écriture picturale précise et incisive, une cosmographie

 

révélatrice des mouvements du visible comme de l'invisible

 

qui nous entourent, souvent à notre insu. 

 

   

 

Toute une cartographie lyrique, musicale et sensuelle

 

déploie les impulsions, les vibrations d'une nature

 

en perpétuelle mouvance. Le paysage devient une archive

 

vivante recueillant et projetant les superpositions,

 

les traces originelles du Fond et de l'Immensité…

 

 

 

Libre au regardeur de suivre à sa guise les empreintes

 

du réel et de l'imaginaire à l’œuvre : regard esthétique,

 

regard amoureux et fusionnel, regard du cœur ou de l'esprit,

 

regard interrogateur… Martine Chambon vous invite au voyage…

 

 

 

 

Jacques Courriol

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



29/04/2018
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