Michel Le Quéré

Michel Le Quéré

"Le poids de l'enfance"

 

 

 

RAPPEL :

 

Les articles de mon blog sont illustrés par des morceaux de musique. Ceci a pu être réalisé grâce à DEEZER.com site musical interactif. Vous devez être inscrit sur ce site pour pouvoir accéder à ces illustrations sonores que je ne considère pas comme secondaires. Il suffit pour cela de créer un compte personnel. C'est gratuit. Lorsque vous êtes inscrit sur DEEZER cliquez sur le titre du morceau qui s'affiche dans la vignette placée au début de l'article de mon blog. Vous allez vous retrouver sur le site de DEEZER. Lancez alors la musique puis cliquez à nouveau sur l'article de mon blog figurant sur votre écran. Vous avez les deux en même temps : l'article et la musique choisie pour.

 

Mais vous pouvez très bien lire les infos de cet article sans musique. C'est vous qui décidez.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 "Tout art est autobiographique. La perle est l'autobiographie de l'huître."

Federico Fellini

 

 

 

 

 

 

Une oeuvre terminée ne m'appartient plus. Elle mène alors sa vie. Voyage ou dort. Souffre ou ronronne. Se montre ou se fait oublier.

" Le poids de l'enfance " est de celles qui recherchent la compagnie des hommes. Parce qu'elle leur dit qui ils sont, d'où ils viennent et parce qu'elle les oblige à s'interroger sur la condition humaine.

Cette oeuvre me définit assez bien car je me sens infiniment prisonnier de mon enfance. Elle est phare, emblème, enseigne et sentinelle. Installée en août 2009 devant l'entrée du Centre Pierre Cardinal au Puy- en -Velay lors du Salon International Artistique de Haute-Loire, elle a accueilli un peu comme un miroir artistes et visiteurs. Elle a dit à chacun je symbolise ton existence, que tu le veuilles ou non.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après l'avoir rapatriée à Arsac-en-Velay, je l'ai abandonnée démantelée dans un coin de mon jardin de sculptures. Je n'arrivais pas à me décider à la remonter. Sans doute tout simplement parce qu'après la vaste esplanade sablée du Centre Pierre Cardinal, l'exiguïté de ce nouveau et très modeste espace d'exposition la ferait déprimer. Et de fait je sentais bien qu'elle m'en voulait. Un jour, n'y tenant plus, elle m'interpella :

- Tu clames que ton enfance t'importe au plus haut point et tu m'abandonnes, moi qui en suis le symbole ! Tu es incohérent !

Le nez dans mes contradictions je décidai de me faire pardonner en lui offrant une place de choix : sentinelle de la place du Reinage, en faction entre la porte d'entrée de mon jardin de sculptures et la porte d'entrée de la salle d'exposition. Je concluai ma proposition en lui soufflant sur un ton détaché signifiant si ça ne se fait pas moi j'y suis pour rien :

- Si Monsieur le Maire est d'accord, bien entendu !

 

Voilà. Les dés étaient jetés. En réalité je venais de dénicher l'occasion d'annoncer aux élus de la commune mon désir d'offrir une sculpture en pierre destinée à agrémenter le futur jardin public qui verra le jour entre la Mairie et l'église du village. Je m'appliquai à ficeler tout cela, très officiellement, dans un courrier que j'adressai à Monsieur Thierry Mourgues, Maire d'Arsac-en-Velay. Celui-ci, accompagné de Madame Gory et de Monsieur Coudert, ne tarda guère à nous rendre visite.

Etant donné ton titre, "Le poids de l'enfance", il lui semblait que ce serait judicieux de te placer devant l'entrée de l'école. Surpris mais ravi et honoré par cette proposition qui avait l'air de te convenir, j'ai laissé passer quelques jours avant d'arrêter ma décision qui était prise. Et c'est ainsi que tu t'es retrouvée sentinelle de l'école du village. Grâce au coup de main fort appréciable de Joseph Devidal, ta recomposition et ton installation ont été rondement menées.

Monsieur le Maire a insisté pour que les représentants de la presse régionale soient informés de l'événement et viennent le samedi matin 3 septembre 2011 faire quelques photos. Il ne s'agirait pas à proprement parler d'une inauguration mais tu m'as quand même ordonné de préparer un petit discours. Je me suis exécuté pour te faire plaisir et pour le simple bonheur d'écrire. D'ailleurs le voici. Je te le relis :

 

 

 

- Je crois que ça ira. Tu n'as plus qu'à l'apprendre par coeur !

- Mais puisque je te dis qu'il ne s'agit pas d'une inauguration !

- Dommage ! En tout cas je me plais déjà ici ! Vivement la rentrée des classes ! Je vais en voir du monde. Ce sera quand même plus vivant que dans ton jardin !

 

 photo Marcel Ribeyron

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



09/09/2011
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 14 autres membres