Michel Le Quéré

Michel Le Quéré

CORPS ACCORD, architectures du chaos

 

 

 

 

 

RAPPEL :

 

Les articles de mon blog sont illustrés par des morceaux de musique. Ceci a pu être réalisé grâce à DEEZER.com site musical interactif. Vous devez être inscrit sur ce site pour pouvoir accéder à ces illustrations sonores que je ne considère pas comme secondaires. Il suffit pour cela de créer un compte personnel. C'est gratuit. Lorsque vous êtes inscrit sur DEEZER cliquez sur le titre du morceau qui s'affiche dans la vignette placée au début de l'article de mon blog. Vous allez vous retrouver sur le site de DEEZER. Lancez alors la musique puis cliquez à nouveau sur l'article de mon blog figurant sur votre écran. Vous avez les deux en même temps : l'article et la musique choisie pour.

 

Mais vous pouvez très bien lire les infos de cet article sans musique. C'est vous qui décidez.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 "  La musique, rouge et or pépiement de l'âme." 

 

Résultat de recherche d'images pour "photos dos nu violon" 

 

 

AVANT-PROPOS 

 

 

        Depuis si longtemps intrigué par le frisson, le trouble que certaines musiques, mélodies ou chansons provoquaient en moi. Parfois jusqu'à l'explosion d'une étrange rage animale théâtralisée. Ou bien celle d'un incompressible chagrin. Depuis quand ? Ce sentiment curieux qui s'impose : depuis l'origine de l'humanité. Voire même avant. Comme si toujours vives en moi les traces des toutes premières musiques du monde, les empreintes du vivant comme de celles plus âpres des palpitations telluriques, les brisées des chevauchées du vent et les voies de la course de l'eau, les livrées des chants d'oiseaux et les ombres des plaintes des premiers hommes. Comme si toute musique me troublant me prenait par la main afin de me guider sur la sente obscure des origines. Comme si toute musique me bouleversant précédait une langue, un sens caché à déchiffrer. Tellement musculeux le corps à corps entre mes larmes et l'Adagio pour cordes de Samuel Barber. Je me perds dans cette foudroyante blessure ; je m'y noie. Elle est à l'exacte dimension de l'épouvantable douleur orphelinante qui jaillit dans la conscience d'une perte irréparable. Quand j'ai perdu ma mère, les violons de Leonard Bernstein m'ont mille fois plus apaisé que toutes les compassions. Sans doute parce qu'entrer dans cette musique c'était renaître à la vie. A ma vie ; celle que Mère m'offrit.

 

        Alors je vais tenter ici de dire deux ou trois choses du chaos de mes émotions soulevées par certaines musiques. Je vais me parler de mon corps à corps avec les orchestres fabricants d'étoiles, de ma communion avec les fulgurances des passeurs d'harmonie. Je vais essayer de donner une définition de mon être lorsqu'il s'accorde corps et âme aux tremblements de chagrin d'une symphonie, ou vibre à l'unisson du travail de démolition d'un groupe de hard-rock qui vient de dénicher le théorème de mon premier cri d'amour.

 

...

 

 

 

FONDATIONS 

 

 

      Si proche du silence mais quand même à sa marge. Quel étonnement cette impossibilité de franchir consciemment la frontière du vivant ! J'aurais aimé contempler le rien, l'immaculée noirceur du vide. Avant l'enfantement, l'exaspération, la vacuité. Sous mes paupières, j'ai voyagé la plus éblouissante pureté du plus infini désert. Un univers exempt de la moindre trace sonore. Qui tentait de l'être. Car une fois abstraction faite de mon rythme cardiaque et de son pesant entêtement, je n'ai su que me retrouver en Provence. Dans la garrigue. Dans cette partie de l'univers débarrassée des hommes et de tous les animaux de la création sauf un : la cigale. Ce que nous appelons le silence ne peut rien être de moins bruyant que le chant conjugué de ces insectes rassemblés par milliers. Certes le concert n'atteint là que le tout premier échelon de la montagne du bruit. Ces infatigables êtres vivants s'expriment avec une douce puissance modeste égale et continue. Mais je ne peux l'effacer, l'ignorer, passer outre.

 

...

 

 

I. GYNECEES 

 

 

      Descendre à l'affleurement. A l'origine du bruit de fond de mon monde. Au noeud d'ébauche barbare de la conscience. Source. Les battements du coeur de Maman mon paysage. Qui fait que je me quitte. J'étais chose, je mue frisson. Par la répétition, l'entêtement. Extrait de la roche dans laquelle je ne figurais pas, ma rage au sens inextricable. Je ne sais pas pourquoi je veux vivre, pourquoi je saute dans le train du rythme lourd et sourd du sang de ma porteuse. J'ai toute mon existence reléguée au secret de la chaude confusion active de ma très personnelle matrice musicale. Apnéiste confortable, visiteur et porté, dans l'enceinte amniotique je guette et je suis un cheminement : celui des émotions d'une mécanique capricieuse qui, de l'autre côté de la vitre, semble comme moi marcher à l'aveugle. Obsédant est très précisément l'état. Cette musique primordiale est donc la vie.

 

 ...

 

 

 

 

Remerciements 

 

à Maman pour les battements de son coeur,

à Berthe Sylva et Colette Le Quéré pour La légende des flots bleus,

aux compositeurs des chansons de mes rondes enfantines,

à Jeanne Joudioux pour son improbable J' monte dans l' train,

à Edith Piaf pour L'hymne à l'amour,

à Johnny Hallyday pour L'idole des jeunes,

à Françoise Hardy pour Tous les garçons et les filles de mon âge,

à Jean Ferragut pour la chorale du Collège de Saint-Amand-Montrond, 

à ma première guitare pour sa patience,

à Salvatore Adamo parce que Ranitea,

à Pascal Danel pour La plage aux romantiques,

à Michel Polnareff pour La poupée qui fait non et Le bal des Laze,

à Antoine pour ses Elucubrations,

à Van Morrison et Them pour Gloria,

aux Rolling Stones pour Paint it black,

à David McWilliams pour The days of Pearly Spencer,

 

...

aux Frères Jacques pour Fredo,

à Dave Brubeck pour Take Five,

aux Ngbaka de République Centrafricaine pour Song For Ancestors' Souls,

à Antonio Vivaldi pour Les quatre saisons,

à Ludwig van Beethoven pour sa Sonate n°14,

à Johannes Brahms pour Piano-Trio n°2 et le Poco Allegretto de sa 3 ème symphonie,

à Frédéric Chopin pour sa Marche funèbre,

à Samuel Barber pour son Adagio for strings,

 

...
 

 

 

 

Le travail d'écriture de CORPS ACCORD courra sur dix-neuf mois, de février 2012 à septembre 2013. Suivront mise au propre et relecture. Ce travail sera édité en février 2017 par les éditions AEDAM MUSICAE.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Titre(s) : Corps Accord
Auteur(s) : Louis Le Calvez
Nombre de pages : 168 pages
Format : 14.5 x 21 cm (ép. 1.4 cm) (230 gr)
Dépot légal : Février 2017
Cotage : AEM-173
ISBN : 978-2-919046-36-2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 

 

 



24/06/2012
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 12 autres membres