Michel Le Quéré

Michel Le Quéré

Profession Colibri

 

 

 

 

 

 

RAPPEL :

 

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"Nous ne sommes pas le chef d'oeuvre de la création. Nous ne sommes pas le but de l'évolution."

 

Hubert Reeves

 

 

 

 

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Homo Omnis Creatura

L'homme est la créature du Tout

 

 

 

 

 

 

 

 

 

“Lorsque le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière empoisonnée, le dernier poisson pêché, alors tu découvriras que l'argent ne se mange pas"

Les cris / Peuple amérindien

 

 

 

 

Un jour,
dit une vieille légende amérindienne,
il y eut quelque part sur la terre un immense incendie de forêt.

Terrifiés,
les animaux
observaient impuissants le désastre.

 

Seul un petit colibri s'activait,
allant chercher quelques gouttes d'eau avec son bec
pour les jeter sur le feu.

 

Au bout d'un moment,
agacé par cette agitation dérisoire, un toucan finit par lui lancer :

« Colibri ! N'es-tu pas fou ?
Tu crois que c'est avec trois gouttes d'eau
que tu vas éteindre le feu ? »

 

Le colibri lui répondit :

« Non, je sais, mais je fais ma part ! »

 

 

 

 

 extrait du travail d'écriture en cours :

 

 

 Je suis né dans la cour d'une ferme des années 50. Une fois extirpé de ma coquille, les yeux à peine ouverts, je me suis précipité sur les talons de Mère Nature. Nature Mère, sa jupe longue et parfumée, ses cent bras ses mille volontés, ses musiques et ses chants envoûtants. Je suis d'emblée un privilège sur pattes, le produit éveillé chaud d'un bon sens inaltérable. Je m'inscris en foisonnement. Je file du jardin à l'étable, de la vigne au poulailler, d'un champ de blé aux lapinières, de la pêcherie à la grange. Le principe de la vie me renvoie, comme une balle de jokari, d'un vêlage à une couvaison, d'un poulain facétieux à un chevreau tremblant, d'un papillon à un corbeau, d'une fraise à un coquelicot, des jeux d'une bande de porcelets insouciants à la fuite apeurée d'un lièvre dans le chaume, d'une draperie de pâquerettes à une dentelle de givre, de la sagesse close du jardin à la prairie tous bras ouverts sur les lointains, du piano de l'averse au basson du brouillard. Ma préceptrice m'enseigne, me guide, m'octroie et m'explicite des spectacles fondamentaux. Je suis nourri à l'émerveillement et au respect. Je sens je ressens je perçois que je suis un rouage d'une sorte de grand Tout. Une mère poule qui saisit dans son bec une graine puis la repose et la reprend afin d'encourager sa progéniture à se nourrir, on dirait Maman qui goûte un fruit avant de le porter à mes lèvres pour m'enseigner beauté, reconnaissance et grand devoir de protection. Écologique et planétaire ma conscience s'est construite là, au cœur de cette matrice. Le bagage est conséquent, fondamental, inaltérable. Je suis armé pour tenir tête aux semeurs de mort dont je ne connaîtrai l'existence qu'aux portes aval de ma jeunesse.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



19/12/2016
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